Présentation d’un document de réflexion
sur la compétitivité de Maurice Nov 16, 2004Competitiveness Foresight
Le NPCC a présenté mardi apres-midi,
en présence des représentants du secteur privé, du secteur
public et de la société civile, le contenu d’un document
qui comprend le résultat du ‘Competitiveness Foresight’ organisé
par cette institution en septembre 2004. Ce document de 35 pages propose une
analyse de l’état actuel de l’économie de Maurice,
des objectifs de croissance qui doivent être considérés,
des options de développement à explorer, des perspectives d’avenir
et des éventuels obstacles à considérer.
Depuis sa création en 2000, le NPCC a engagé
une véritable réflexion nationale sur les facteurs qui affectent
la compétitivité de Maurice, et a aussi lancé divers programmes
à différents niveaux de la société visant à
surmonter les difficultés existantes. Une des principales conclusions
de cette réflexion et de l’expérience acquise sur le terrain,
est que la compétitivité future de Maurice reposera essentiellement
sur sa capacité d’innover.
C’est dans cette optique qu’a été
organisé un sommet national sur l’innovation les 8 et 9 septembre
2004. L’un des thèmes du sommet portait sur les nouvelles sources
de notre compétitivité. Plusieurs questions avaient été
alors posées, mais étaient demeurées sans réponse
:
1. Le pays a-t-il atteint ses limites sur le plan de la production
industrielle, c'est-à-dire sucre et manufacturier?
2. Les secteurs traditionnels, c’est-à-dire, les ‘piliers’
sucre, textile, financier et tourisme, vont- ils pouvoir nous permettre d ‘atteindre
des niveaux de croissance suffisants pour assurer notre développement
future ?
3. Si non, quels types d’innovation seront nécessaires pour relancer
notre croissance sur une courbe qui puisse nous permettre d’atteindre
de tels niveaux ?
4. Et avons-nous aujourd’hui suffisamment de compétences pour nous
permettre d’identifier ces nouvelles sources d’innovation et de
compétitivité et les nouvelles orientations à prendre pour
assurer ces niveaux de croissance?
5. Et avons-nous surtout sufffisamment de ressources pour soutenir ces nouvelles
orientations?
6. Comment rendre Maurice plus attrayante au reste du monde dans le cadre de
la mondialisation des échanges?
7. Que sommes nous prêts à sacrifier ( trade off) pour atteindre
ces niveaux de croissance plus élevés?
Compte tenu de l’enjeu, la plateforme de discussions
a été élargie à quelques soixante représentants
de la société civile et du secteur privé à travers
le Joint Economic Council et le National Economic and Social Council.
Une table ronde, le ‘Competitiveness Foresight’,
a réuni tous ces partenaires les 21,22 et 23 septembre au Domaine Les
Pailles. M. Percy Mistry, ‘International Investment Banker’ a agi
comme facilitateur pendant les trois journées de réflexion.
L’objectif était avant tout d’identifier
de nouvelles orientations pour Maurice, de nouvelles avenues de croissance économique,
et non pas de faire une analyse du passé.
Eu égard aux difficultés du secteur sucrier,
à la compétition accrue dans le textile, et aux probables limites
du développement touristique, le document fait une synthèse des
discussions, intenses et enrichissantes , qui se sont déroulées
entre les participants au cours des trois jours. Il aborde la question de la
stratégie que devrait adopter Maurice pour les dix prochaines années
et même au delà.
Les discussions se sont articulées spécifiquement
des thèmes suivants :
1. Les intérêts économiques futurs de
Maurice
2. Maurice comme Etat- Cité international (International City-State)
3. Sa politique étrangère
4. Son intégration globale / régionale
5. Maurice comme un fournisseur mondial de services
Analysant le contexte socio-économique, le document
considère deux scénarii :
1. Soit le maintien de la croissance économique autour
de 4%, ce qui équivaut à une stagnation éventuelle de l’économie,
une croissance sans création d’emplois et une récession
imminente.
2. Soit viser une croissance économique de 7-8 % par an, c’est
à dire doubler notre PIB par habitant d’ici 2014, atteindre d’ici
2015 un PIB de $ 10-11 milliards et un PIB par d’habitant de $ 8 000 -10
000 comparé à $4 000 actuellement.
Le second scénario semble-t-il inévitable, soulève
en revanche d’autres questions à savoir : comment atteindre cet
objectif ? Quelles seront les contraintes à surmonter? Et dans cette
optique, Maurice a-t-il d’autres choix que celui de devenir une économie
beaucoup plus ouverte qu’aujourd’hui?
Le rapport analyse les implications de l’expansion des
secteurs des services (TIC/ BPO) ainsi que le potentiel du pays à devenir
un ‘Etat-cité international’ à l’instar de Hong
Kong, Dubai et Singapore.
En conclusion le document préconise la mise sur pied
de comités techniques pluridisciplinaires pour :
(1) examiner en détail les conséquences et les
implications d’une économie plus ouverte
(2) décider d’une stratégie de marketing
pour vendre la ‘Marque Maurice’ au reste du monde comme la référence
dans le domaine des services globaux
(3) Elaborer les directives permettant de gérer la transition
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